ARTEMISIA ANNUA, LA DÉPOLLUANTE

Dernière mise à jour : 17 déc. 2021

Cette plante médicinale majeure est très respectée dans nombre de pays et très prisée pour ses qualités antivirales et immuno-stimulantes. La famille des Artemisias est grande, il y en aurait plus de 400 variétés. Parmi les plus connues, on peut citer une variété endémique française, l'Artemisia vulgaris (armoise commune), mais aussi donc l'Artemisia annua (armoise annuelle) et l'Artemisia absinthium (absinthe) qui y poussent très bien aussi. Elles ont toujours été considérées comme des plantes thérapeutiques, voire magiques ou chamaniques dans toutes les cultures. La variété Artemisia afra ne possède pas d'artémisinine (un des principes actifs de la plante Artemisia annua) mais est également très efficace contre le paludisme par l'ensemble de ses principes actifs (1).

Petite pousse d'Artemisia annua en croissance.


Les autorités sanitaires mettent en garde contre l'Artemisia Annua (interdite de vente en France par un décret du 22 avril 2015 alors que cette même année, Tu Youyou, une scientifique chinoise, qui défend la médecine traditionnelle chinoise (née en décembre 1930), reçoit le prix Nobel de médecine pour l'ensemble de ses recherches sur l'artémisinine, débutées en 1967 : elle devient ainsi la première femme chinoise à recevoir cette distinction, à 84 ans. L'Académie de médecine se disant alors inquiète de la couverture médiatique offerte à cette plante, en interdit carrément la commercialisation ! L'OMS s'y met aussi en interdisant les cultures ! Pas très scientifique tout ça, déjà à l'époque. Et bizarrement, depuis début 2020, Tu Youyou a disparu des radars, ainsi que l'essentiel de ses archives, et ses proches sont sans nouvelles...

Mais mettre en garde de quoi en fait ? Que cette plante n'aurait pas cumulé des preuves scientifiques suffisantes et qu'elle ne serait donc pas crédible... Avec ce genre de mise en garde, même la consommation de persil pourrait poser problème ! Et pourtant, des études sur un nombre considérable de plantes existent bel et bien, dont l’Artemisia annua fait évidemment partie (en incluant les 45 années de recherches du prix Nobel de médecine 2015), mais à chaque fois que l'une d'entre elles est trop efficace et compromet les intérêts du lobby pharmaceutique, elle est ostracisée. Une belle preuve d'obscurantisme, indigne du 21ème siècle, victime de la volonté d'une certaine oligarchie financière de faire main basse sur le vivant.


Comme ils ne peuvent breveter une plante et son totum (la nature est une concurrente redoutable pour ces industriels avides), on va donc à coup de campagnes de presse bien ciblées vous dissuader de l'utiliser, vous embrouiller, vous faire peur. Mais plus on interdit, et plus c'est l'effet inverse qui prend de l’ampleur : l'usage local, traditionnel et millénaire des plantes reprendra toujours le dessus ! Vive la nature et le bon sens populaire !

> Principales propriétés de la plante :

L'Artemisia annua est une grande plante dépolluante pour le corps et pour la terre également (elle nettoie les sols avec succès). Elle fait baisser la fièvre, est antiparasitaire (agit sur la maladie de Lyme), antipaludéenne puissante (contre la malaria), antioxydante, fluidifiante bronchique, soulage les troubles digestifs, stimule la sécrétion du suc gastrique (ouvre l'appétit), puissant vermifuge, anticancéreuse (dans certains cancers). Ses qualités antivirales en font une plante de choix pour agir en cas d'atteinte virale : plusieurs études récentes (1) indiquent que ce n'est pas l'artémisinine seule qui agit mais la synergie de tous ces composants qui entraverait l'entrée du virus SARS-Cov-2 dans la cellule et empêcherait ainsi l'infection virale.

POUR LES MAINS VERTES QUI LA CULTIVENT :


TEINTURE-MÈRE D'ARTEMISIA ANNUA


A savoir : la TM se conserve pendant des mois et, en fait, pendant de très nombreuses années : le filtrat obtenu se conserve d’autant plus longtemps, en années, que son degré d’alcool est élevé.

PRÉVENTION DU PALUDISME : En cure d’environ 28 jours selon le schéma suivant : 1 goutte le 1er jour, 2 gouttes le 2ème jour, 3 gouttes le 3ème jour, etc… jusqu’à 14 gouttes le 14ème jour, et ensuite on diminue la dose : 13 gouttes le 15ème jour, 12 gouttes le 16ème jour, etc… Renouvelez cette opération 15 jours avant votre départ, pendant le voyage et 15 jours après votre retour. Cette cure a pour effet de renforcer les défenses de l’organisme en prévention des agressions microbiennes.

CONTRE LE SARS-CoV-2 :

On peut prendre 10 à 15 gouttes le matin et 10 à 15 gouttes le soir dans un fond d'eau en dehors des repas, pendant 1 à 2 semaines (le temps que vous vous sentiez bien). Soyez à l'écoute de votre corps, observez, expérimentez.

> Principes de précaution :

- Elle n'est pas conseillée pour les femmes enceintes allaitantes, les jeunes enfants et les personnes allergiques à la famille des Astéracées, aux personnes souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique, aux épileptiques (car à haute dose elle devient neurotoxique, mais tout comme le paracétamol devient hépato-toxique à haute dose).

- Ne pas prendre d'antioxydant en même temps (vitamine C...).

- On ne prend une TM que ponctuellement, jamais sur le long terme, on peut arrêter lorsqu'il y a amélioration (1 à 2 semaines).

- On en fait part à son médecin si sous traitement médical.

- Enfants à partir de 6 ans seulement : 1 goutte par jour et par kilo de poids. Pour eux, d'autres plantes pour l'immunité (sous nos contrées occidentales), comme l'églantier, le sureau en gemmothérapie ou EPS, seront plus appropriées. Demandez conseil.

INFUSION D'ARTEMISIA ANNUA


RECETTE D'INFUSION AU LAIT DE COCO (2) : "Traditionnellement, on utilise l’armoise annuelle en tisane. Toutefois, pour une meilleure extraction des principes actifs, on aura recours à l’alcool (c’est-à-dire une teinture-mère), mais aussi à des solutions grasses.

L’artémisinine en particulier est liposoluble. C’est pourquoi je vous propose de faire infuser la plante dans une solution contenant des lipides. Et quoi de mieux que le lait de coco pour faire une telle préparation ! Il va permettre d’extraire 80 % de l’artémisinine alors que l’eau n’en extrait que 25 % !


Mode opératoire :

1. Placer une grosse pincée de sommités fleuries d’armoise annuelle, si possible fraîche, sinon récemment séchée, au fond d’une tasse à thé (10 gr pour un litre d'eau pour un ordre d'idée).

2. Faire frémir 200 ml de lait de coco dans une casserole. Si votre budget ne vous permet pas d’utiliser le lait de coco et si vous consommez des laitages, vous pouvez utiliser du lait entier bio.

3. Verser le lait sur la plante dans la tasse. Couvrir immédiatement. Laisser infuser 4 heures : une macération longue est nécessaire pour une extraction optimale.

4. Passer au travers d’une passoire puis récupérer la plante et l’écraser dans la main afin de l’essorer dans la tasse.

> Posologie : Pour le paludisme (ou malaria), Stephen Buhner, phytothérapeute américain spécialiste des plantes à action antibiotique, recommande 100 g de plante pour 1 litre de lait à boire dans le courant de la journée. À faire pendant une semaine, suivi de deux semaines de pause, puis une nouvelle semaine de prise".


MACÉRATION À FROID DE LA PLANTE (2)

C'est la forme ancestrale découverte par Tu Youyou : on laisse macérer l'Artemisia annua dans de l’eau froide pendant plusieurs heures, ensuite on presse la plante pour extraire le plus de jus possible et on va boire dans le courant de la journée.

Buhner donne une méthode légèrement différente : on démarre avec 100 g de plante fraîche, on verse ½ litre d’eau chaude dessus (attention pas bouillante, de l’eau chaude) et on laisse macérer pendant 12 heures. Ensuite, bien presser et boire dans la journée.

Si vous voulez la méthode simple, c’est celle décrite par ANAMED et la Maison de l’Artemisia, 5 g de plante sèche pour un litre, ou une poignée, en infusion.

Bénéfices immédiats : la fièvre, les maux de tête, les courbatures disparaissent dès le premier ou le deuxième jour. Cela fonctionne vite et bien.

A savoir ! Spécificité Buhner : il recommande de faire une deuxième cure d’une semaine 2 semaines après la première cure. Donc vous faites la cure d’une semaine, vous laissez passer 2 semaines, puis vous refaites la même cure d’une semaine.

JUS DE PLANTE FRAÎCHE (2)

Avec un extracteur à jus à vis sans fin. Buhner recommande 1 cuillère à soupe du jus par jour, dans de l’eau, pendant 7 jours. Le phytothérapeute américain explique que le jus est 6 à 17 fois plus puissant que l’artémisinine pure.


Artemisia annua pousse sur tous les continents...

Les traditions millénaires ignoraient tout de la science du 20ème et 21ème siècle et cela n'a pas empêché les peuples de survivre et de se soigner depuis des siècles grâce à leurs connaissances empiriques des plantes sauvages poussant dans leur environnement, à l'instar de la médecine ayurvédique, tibétaine, amérindienne, de la médecine traditionnelle chinoise, et des savoirs de nos ancêtres européens (druides, guérisseurs et guérisseuses, sage-femmes, herboristes, paysans, etc). Il nous appartient de préserver ce savoir ancestral et de passer le flambeau à nos enfants et petits-enfants avant qu'il ne soit trop tard, en les éduquant au respect de la nature et des plantes, en leur apprenant à les faire pousser et fructifier (3), notre survie en dépend. L'espèce humaine, la faune et la flore sauvage, toute cette biodiversité appartiennent à cette terre et forment notre richesse commune. Personne n'a le droit de nous les confisquer.


Sylvie BOIZET - Naturopathe


Sources : - Magazine REGENERE, n° 10 "Vaccination, comment s'y retrouver ?". - Vidéo sur l'Artemisia annua ICI

- Vidéos avec Thierry Casasnovas en mai 2020 ICI + vidéo de septembre 2020 ICI. - Vidéo de Lucile Cornet-Vernet qui défend cette plante guérisseuse.

- Vidéo de TV5 Monde ICI (vous verrez, c'est très pro-OMS). (1) Artemisia annuaL. extracts inhibit the in vitro replication of SARS-CoV-2 and two of its variants, 2021 (Nair and al.) + In vitro efficacy of artemisinin-based treatments against SARS-CoV-2, 2021 (Zhou and al.) + An overview of the anti-SARS-CoV-2 properties of Artemisia annua, its antiviral action, protein-associated mechanims and repurposing for COVID-19 treatment, 2021 (Fuzimoto).

(2) Recette tirée du site de Christophe Bernard, herbaliste : Althea Provence + 2ème article sur la macération à froid et le jus à l'extracteur ICI.

(3) On trouve des graines sur internet en cherchant bien, et chez des particuliers ou ICI, chez Kokopelli.

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