DIFFÉRENCE ENTRE NATUROPATHIE ET MÉDECINES DOUCES

Dernière mise à jour : août 11

La naturopathie a le vent en poupe et séduit de plus en plus de monde, mais lorsqu'on demande à une personne de la définir, il en sort souvent un grand nombre d'idées reçues toutes plus farfelues les unes que les autres et au final, on se rend compte que cette pratique, pourtant classée comme médecine traditionnelle par l'OMS est encore particulièrement méconnue en France. Et oui, là où des pays comme l'Allemagne, la Suisse, la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas ou le Royaume-Uni entre autres reconnaissent la profession et l'intègre dans le parcours médical de ceux qui le désirent, en France, nous en sommes donc restés à une image de la naturopathie très soixante-huitarde. Elle est encore considérée comme une pratique marginale que seuls des illuminés excentriques ou des baba-cools écolos utiliseraient. Au passage, elle est tout sauf sectaire ! Ce terme utilisé à tort dès qu'une pratique s'éloigne des habitudes générales, est naturellement faux, puisque le propre d'une secte est de forcer une personne à adopter une pensée unique, d'étouffer son libre-arbitre et de l'éloigner de sa famille en lui prenant au passage tout son argent. Or, en naturopathie, c'est tout l'inverse. On incite au contraire les personnes désireuses de reprendre leur bien-être en main de ne se fier qu'à leurs propres ressentis et d'expérimenter afin d'avancer dans la connaissance d'elles-mêmes. Le but est de les rendre autonomes et qu'elles consomment davantage en qualité qu'en quantité. Et lorsqu'on vit plus en harmonie avec soi-même nos relations avec nos proches et notre entourage sont beaucoup plus agréables et sereines : chacun y trouve son compte. Le mot sectaire n'est donc pas du tout approprié ! De plus, on a souvent tendance à confondre médecines douces avec approche naturopathique. Si elles ont des points communs, elles ne sont pas vraiment identiques. Les médecines douces sont davantage comparable à la médecine allopathique dans le sens où elles visent la disparition des symptômes toutes les deux mais à l'aide de moyens différents : là où l'allopathie utilise des médicaments de synthèse, les médecines douces préfèrent l'emploi de plantes, huiles essentielles et oligo-éléments, de remèdes homéopathiques évitant au passage bon nombre d'effets secondaires (ce qui fait son intérêt et son succès) et respectueuse de cette force vitale qui anime tout être vivant. Il arrive en effet encore bien trop souvent que des personnes consultent un naturopathe uniquement dans le but d'obtenir des conseils sur des remèdes de "grands-mères" susceptibles de leur stopper les symptômes d'un trouble ponctuel ou chronique. Elles recherchent simplement à éteindre le voyant rouge sans se préoccuper des causes du déclenchement de l'alerte, comme le fait la médecine allopathique, et sans se remettre en cause. La naturopathie se veut, elle, avant tout préventive et surtout pédagogique. Elle responsabilise la personne sans la culpabiliser avec pour objectif une vraie réforme du mode de vie, plus respectueux des besoins de chaque individu. Elle va avant tout rechercher la cause de la cause d'un trouble, son origine. Régler un déséquilibre permet d'en éliminer d'autres par voie de conséquence. Et surtout elle considère la personne dans sa globalité, de manière holistique (au niveau physique, psychique, énergétique, environnemental, relationnel) car tout est interconnecté.

Cependant, les deux approches ne sont pas incompatibles, elles sont même complémentaires. C'est ce que l'on appelle la médecine intégrative : supprimer les symptômes lorsque le mal est fait (à l'aide aussi de la médecine allopathique), tout en rééquilibrant le corps entier par des moyens supplémentaires naturels qui évitent ou minimisent les effets secondaires et les aggravations.

En naturopathie, le fait d'améliorer l'hygiène de vie, afin de stimuler les capacités d'auto-régulation du corps, demande un peu de temps et de motivation, mais produit des effets durables dans le temps. Elle privilégie l'effort du changement du mode de vie plutôt que la facilité des comprimés qui ne réglent rien sur la durée.


Il faut en outre se méfier du terme "médecines douces" portant parfois à confusion, car concernant l'usage des plantes et des huiles essentielles, voire des compléments alimentaires divers et variés, il ne faut pas faire et consommer n'importe quoi et n'importe comment.

En effet, contrairement à ce que l'on pense, les plantes et les huiles essentielles ne sont pas toujours "douces" (surtout combinées avec des médicaments de synthèse : la vigilance est de mise). Par exemple, une huile essentielle contient entre 100 et 300 molécules différentes, c'est dire leur puissance ! Et une plante ou n'importe quel complément nutritionnel consommés trop longtemps et dans des quantités inadaptées (surtout si le produit contient des additifs douteux) peuvent avoir des répercussions et des conséquences non négligeables sur votre organisme ou interagir avec tout traitement médical en cours.


Le naturopathe en connaît les contre-indications et les vérifie systématiquement, d'où les questions précises demandées avant toute 1ère séance dans le bilan de vitalité. D'ailleurs, une collaboration avec le médecin traitant est toujours souhaitable et bienvenue. N'hésitez pas à lui expliquer votre démarche et à lui demander son aval.


Une fois ces précautions d'emploi respectées, l'aroma-phytothérapie est un atout majeur pour notre bien-être et n'entraîne aucun effet secondaire (en cures), car toute molécule naturelle est biodisponible : notre corps la reconnaît, l'assimile correctement. Les plantes modulent, régulent, respectent l'intégrité de notre organisme, elles agissent sur un mode vibratoire, énergétique. Rien à voir comparé à une molécule de synthèse sans vie, sans âme, qui ne possède donc aucun discernement et surcharge notre corps à long terme.

Je vous encourage également à toujours vérifier par vous-même les explications que l'on vous donne et à observer, noter les effets obtenus. Chaque personne est unique et réagit différemment. Jusqu'à nouvel ordre, il n'existe pas encore d'êtres vivants standardisés et c'est ce qui fait tout le charme de la vie ! ;-)


Sylvie Boizet - Naturopathe




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